Still Walking

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Still Walking

Message  Barbatruc le Lun 4 Mai - 5:04

Ca y est. L’habitude est prise. Désormais à chaque fois que je vais au cinéma je poste un nouveau sujet.
Cette fois c’est encore un film japonais que je suis allé voir « Still Walking »

Synopsis :
Une journée d'été à Yokohama. Une famille se retrouve pour commémorer la mort tragique du frère aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. Rien n'a bougé dans la spacieuse maison des parents, réconfortante comme le festin préparé par la mère pour ses enfants et ses petits-enfants. Mais pourtant, au fil des ans, chacun a imperceptiblement changé... Avec un soupçon d'humour, de chagrin et de mélancolie, Kore-Eda nous donne à voir une famille comme toutes les autres, unie par l'amour, les ressentiments et les secrets.

Opinion perso :

« Les blessures se referment mais les cicatrices restent » pourrait tout à fait résumer l’idée du film. Le temps fait son œuvre mais aucun n’oublie rien. Film retraçant avec justesse tous les secrets et les non dits de famille, comme nous en connaissons tous.

Le fils aîné décédé par accident 15 ans plus tôt par noyade suite à la tentative de sauvetage d’un enfant est toujours aussi présent.

Le cadet déçoit par son mariage avec une jeune femme veuve mère d’un enfant (ce qui socialement n’est pas du meilleur goût) et n’ose pas dire qu’il n’a plus de travail. Il se trouve dans la galère la plus noire, mais tâche de garder le cap pour mener sa vie avec sa famille.

La fille exprime un intérêt certain pour la maison familiale, mais ce n’est au final qu’un intérêt matériel et purement égoïste attendant la mort des « vieux » pour y faire main-basse.

Le père, personnage fermé et austère, ne dévoile que très peu ses sentiments mais a finalement un bon fond ; il aime les siens (enfants-gendre/bru-petits enfants) mais est absolument incapable de le leur faire savoir. Il supporte le chagrin de son fils aîné disparu sans jamais laisser transparaître quoi que ce soit.

La mère atténue la blessure de la mort de son fils en se vengeant avec amertume sur l’enfant sauvé de la noyage jadis (scène d’une cruauté rare); accueille sa belle fille dans l’art des règles sociales de convenance sans omettre de lui rappeler qu’elle n’est que pièce rapportée et qu’il est inutile qu’elle donne un enfant à son fils vu qu’elle en a déjà eu un d’un autre homme, décédé de surcroît – limite qu’elle se considère heureuse d’avoir le fils cadet pour époux ; est au courant des incartades de son mari au début de leur mariage une trentaine d’années plus tôt mais n’ai jamais rien dit. Malgré tout le mal que lui a fait sa vie, elle n’a jamais eu de cesse d’aller de l’avant : Still Walking – Continuer d’avancer.

Chaque sentiment (rancœur – amour – intérêt personnel) est exprimé par touche légère. Tout se passe dans la discrétion et la retenue typiquement asiatique. Film à voir pour les amateurs d’histoires de famille. On se retrouve pas mal dans toutes les situations évoquées.
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